Qui est Kim ?

Photo Kim Auclair - Ma surdité

Mais oui, qui suis-je 🙂

Mon vrai nom est Kim Auclair.

Sur le plan professionnel …

Je suis entrepreneure, conférencière, blogueuse, auteure d’un livre et animatrice de radio sur les ondes de CKRL 89.1. Mon parcours diversifié m’a apporté une riche expérience dans le domaine des communications. À titre de consultante Web, j’augmente la visibilité des entreprises en démarrage dans les médias. Porteuse d’un implant cochléaire, je m’implique bénévolement sur le conseil d’administration de l’Association des implantés du Québec. Tout comme celui de MacQuébec, une coopérative de solidarité à titre de présidente. Je fais aussi des illustrations afin de sensibiliser la population aux réalités des personnes sourdes et malentendantes.

Sur le plan personnel …

Mes proches me définissent comme une personne franche, honnête, drôle, généreuse, respectueuse des engagements, ouverte d’esprit, loyale, authentique et accueillante. J’aime apprendre des expériences des autres, voyager, sortir de ma zone de confort et vivre des émotions fortes. J’ai un gros faible pour les pâtes, les fruits de mers et les desserts (particulièrement les gâteaux au carottes). Je ne m’y connais pas beaucoup en musique, mais j’aime le rap, le hip-hop, reggae et r&b. Tout comme danser, aller au restaurant, dessiner, lire et faire différentes activités improvisées avec mes amis.

Et mon parcours avec la surdité ?

Je suis née en 1984 avec une surdité de sévère à profonde aux deux oreilles.

Quand mes parents ont reçu mon diagnostic, j’avais 12 mois.

C’est à l’âge de 18 mois que j’ai commencé à porter un appareil auditif à chacune des oreilles.

À l’âge de 8 ans, j’ai arrêté de mettre mon appareil auditif à l’oreille gauche puisque les résultats que j’espérais n’étaient pas au rendez-vous.

La dernière fois que j’ai porté ma prothèse auditive à l’oreille droite est le 17 septembre 2019. Elle a été remplacée par un implant cochléaire.

Mais ma différence ne m’a jamais empêchée de me réaliser professionnellement dans le monde des communications.

Depuis l’âge de 18 ans, j’ai lancé des entreprises. J’ai fait du graphisme, de la rédaction Web, de l’animation et gestion de communauté Web, des conférences et formations pour les entrepreneurs voulant mieux utiliser les médias sociaux. J’ai même écrit un livre et je suis devenue animatrice de radio sur les ondes de CKRL 89.1.

Et ce, grâce au Web et la lecture labiale pour combler mes lacunes auditives.

En 2018, suite à un épuisement professionnel et de communication, j’ai réalisé que je n’avais toujours pas accepté ma surdité.

Intégrée dans le monde des entendants depuis toujours, je décide d’entreprendre une démarche personnelle pour découvrir un univers que j’ai ignoré pendant plusieurs années.

Je décide aussi de faire une demande à l’Hôtel-Dieu de Québec afin d’obtenir un implant cochléaire.

Parallèlement, je contacte l’IRDPQ ( Institut de réadaptation en déficience physique de Québec ) pour un suivi en audiologie, orthophonie et je débute une thérapie avec une psychologue en attendant la réponse d’acceptation pour mon implant cochléaire.

Durant cette période, je rencontre plusieurs personnes sourdes, malentendantes et implantées afin de m’aider à progresser sur le plan personnel.

Je fais aussi le choix de réduire mes activités avec mon entreprise Niviti afin de m’impliquer davantage pour la cause de la surdité avec des organismes communautaires.

J’accepte un mandat à l’Association des personnes avec une déficience de l’audition (APDA) dans le but de créer un outil visant à promouvoir les lieux accessibles et les bonnes pratiques d’accessibilité dans les lieux publics.

À travers ce projet, je réalise un sondage auprès de 128 personnes atteintes d’une surdité qui me permet de faire un constat important : peu d’entre elles expriment leurs besoins lorsqu’ils se retrouvent dans des lieux publics parce qu’ils ignorent comment aborder leurs interlocuteurs ou qu’ils n’ont jamais songé à de telles démarches et aussi par peur de pas être comprises et prises au sérieux. Plusieurs d’entre elles ont, aussi, dévoilées qu’elles avaient subi des mauvaises expériences ou des moqueries, alors elles ont décidé de s’abstenir dans ces occasions.

Pour approfondir ma démarche et la mission que je me suis donnée – soit de sensibiliser la population aux réalités des personnes sourdes et malentendantes -, je décide de m’inscrire au Coopérathon 2018 afin de trouver une solution concrète à partir de mon constat.

Je fais la rencontre de Julien Maitrehenry, un développeur et entrepreneur avec qui je développe un premier prototype de Ma surdité, une application mobile qui permet aux personnes atteintes de surdité de mieux expliquer ce qu’ils entendent aux personnes qui possèdent une audition normale.

Ensemble, nous avons décidé de poursuivre l’aventure en dehors du Coopérathon.

Durant le début de l’année 2019, j’apprends que je suis accepté au programme d’implant cochléaire. Je deviens aussi membre du conseil d’administration de l’Association des implantés du Québec.

Afin de me concentrer sur ma réadaptation avec mon implant cochléaire, j’ai décidé de ralentir le développement l’application mobile Ma surdité et de me mettre à dessiner mes pensées en lien avec l’acceptation de ma surdité ainsi que de mon cheminement avec ma nouvelle audition.

Vers la fin de l’année 2019, mes dessins obtiennent un succès que je n’avais pas prévu dans mon parcours. Je commence également à faire des conférences en lien avec ma surdité.

Depuis le début de l’année 2020, j’ai relancé officiellement mes activités professionnelles en vendant des dessins en ligne et en devenant consultante en communication Web pour augmenter la visibilité des entreprises dans les médias.