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Entendre avec un implant cochléaire : La première journée

Et puis Kim, à quoi ressemble une première journée avec un implant cochléaire ?

J’entends beaucoup de bourdonnement.

Au courant de la journée, toutefois, j’ai commencé à identifier quelques sons.

D’abord les tics-tacs de l’horloge, ensuite une porte se fermer, le téléphone sonner puis, finalement, une voix féminine robotisée dont je suis incapable de comprendre.

Et la musique ? Rien pour le moment.

Il faut beaucoup de patience durant les premières semaines.

Alors, j’y vais un son à la fois.

Un son à la fois. Première journée avec mon implant cochléaire

À titre d’information, je porte actuellement mon implant cochléaire sur mon oreille gauche pour ne pas nuire à ma cicatrice sur le côté droit.

C’est aussi la nouvelle façon de faire la réadaptation pour ceux qui ont un seul implant cochléaire comme moi. Sinon, il aurait fallu attendre un mois entre l’opération et le branchement. Donc, un mois sans rien entendre.

À suivre.

J-1 : L’opération et l’activation de mon implant cochléaire

De retour à la maison.

L’opération qui avait lieu le 17 septembre s’est bien passée.

Le Dr Bussière avait toutefois un défi supplémentaire puisque j’avais une malformation à ma cochlée.

J’ai dormi à l’hôpital une nuit pour assurer un bon suivi.

Pour ce qui est de l’activation de mon implant cochléaire qui s’est fait le lendemain de mon opération, ce n’est pas comme dans les vidéos que l’on voit circuler sur le Web. En parlant, toutefois, avec Karine (opération le 13 août 2019) et Gabrielle (opération le 12 septembre 2019), j’ai été rassurée. Tout était normal.

Actuellement je me sens comme un robot. Et, comme mon audition est nouvelle, mon cerveau cherche à identifier les sons. J’entends des bourdonnements graves. Mais, surtout, des vibrations. J’ai donc plusieurs adaptations à faire.

Mais Karine me disait que de son côté les bruits et les voix ont commencé à être clairs après deux semaines et qu’elle avait réussi à identifier certains d’entre eux. Puis, après un mois, tout devenait plus précis. Ça me rassure, encore une fois.

J’en profite d’ailleurs pour vous remercier. Que ce soit sur Twitter, Facebook et Instagram, vous avez été nombreux à m’envoyer des encouragements.

Pour ce qui est de la suite, je vous reviens bientôt.

Maintenant, repos.

J-2 : La préparation au grand jour

Ce matin, c’était mon rendez-vous pré-opératoire.

Les professionnels de la santé m’ont expliqué le fonctionnement de la chirurgie et de l’activation de l’implant cochléaire. J’ai rempli plusieurs formulaires. J’ai aussi choisi mon modèle. Soit la marque Cochlear. Et finalement, j’ai sélectionné des accessoires qui vont me permettre d’améliorer mon quotidien. Je vais, d’ailleurs, bientôt vous revenir à ce sujet. Il me faut du temps pour apprivoiser le tout.

À titre d’information, pour les intéressés, mon opération aura lieu le 17 septembre 2019 dès 10h am. La durée de l’intervention devrait être entre 2h et 3h. L’activation de mon implant cochléaire se fera sinon à partir de 9h am le 18 septembre 2019.

Le grand jour arrive. J’ai hâte de vous partager comment je me sens demain. À bientôt!

J-3 : Un premier bilan

Le 5 septembre dernier, j’étais à l’I.R.D.P.Q. avec tous ceux qui sont intervenus dans mon dossier depuis le début de l’acceptation de ma surdité. Soit en janvier 2018. Avec eux, j’ai pu faire un bilan positif de mon cheminement jusqu’à aujourd’hui.

Sur le plan professionnel, ce que j’ai trouvé le plus difficile était de parler de ma surdité. J’avais peur du regard des autres et de perdre des opportunités. Le fait de mettre en place des stratégies de communication pour le dire dès le départ m’a, toutefois, aidé à me sentir moi-même à 100%. Avec le temps, je suis aussi devenue plus humaine dans ma façon de travailler. Tout comme de m’exprimer lorsque j’avais à répondre à des questions en lien avec mon parcours professionnel.

Sur le plan personnel, ma confiance a beaucoup augmenté. J’ai plus de facilité à parler de ma surdité avec des gens que je ne connais pas. J’ai une meilleure connaissance de mes limites. Je suis à l’écoute de mes besoins. J’ai aussi renoué avec mon côté créatif que j’avais laissé de côté pendant plusieurs années. Mais, surtout, j’ai pris le goût de prendre soin de moi.

Enfin, ce qui est spécial est que j’ai entrepris ces démarches en suivant mon intuition. Je réalise maintenant que c’était la meilleure décision à prendre avant d’avoir mon implant cochléaire. Pour moi, c’est comme une renaissance.